Citroën Jumper vs MAN TGE : comparatif 2026

Par Lionel Renaud, journaliste automobile • Dernière mise à jour :

Vous hésitez entre le Citroën Jumper et le MAN TGE pour un grand fourgon ? Ce guide 2026 va droit au but : prix, PTAC (poids total autorisé en charge), permis, technologie et électrique.

Quoi de neuf en 2026

Point important en 2026 : MAN met en avant le TGE « Next Level » (millésime 2025+) et annonce un prix « Utilitaire durable de l’année 2026 ». Pour comparer correctement, mettez face à face un Jumper récent et un TGE Next Level.[1] [2]

À retenir

  • Prix repère : Jumper à partir de 37 700 € HT (exemple pro) ; TGE neuf listé à partir d’environ 48 565 € (selon version).[3] [8]
  • PTAC maxi : jusqu’à 4,25 t pour le Jumper (selon versions) vs jusqu’à 5,5 t pour le TGE (selon versions).[3] [2]
  • Cabine / techno : TGE « Next Level » avec cockpit modernisé et MAN Media Van (10,4″ ou 12,9″) ; Jumper avec une approche plus simple (radio DAB 5″ en base) et boîte automatique disponible selon versions.[2] [3]
  • Électrique : ë-Jumper (batterie 110 kWh) avec jusqu’à 424 km WLTP (selon versions) ; eTGE avec 110 à 115 km WLTP (usage plutôt urbain).[5] [9]
  • Permis / contraintes : en règle générale, le permis B couvre jusqu’à 3,5 t de PTAC ; au-delà, les règles changent (permis, vitesse, contrôle technique, tachygraphe selon usage) et il faut vérifier F2 et l’homologation.[10] [4]
  • Services : Citroën met en avant Citroën We Care (jusqu’à 8 ans ou 160 000 km, selon conditions) ; MAN pousse des contrats de service et une garantie de mobilité 2 ans (selon conditions).[3] [7]
  • Bon réflexe : comparez deux devis sur la même mission (gabarit, PTAC, énergie, options), et validez permis/homologation avant de signer.

Verdict rapide

  • Budget serré / flotte : Citroën Jumper.[3]
  • Poste de travail le plus moderne : MAN TGE Next Level.[2]
  • Électrique avec vraie marge d’autonomie : Citroën ë-Jumper.[5]
Table des matières

Comparatif côte à côte

Citroën Jumper vs MAN TGE : les critères qui comptent en 2026
Critère clé Citroën Jumper MAN TGE
Prix d’entrée en France (repère) À partir de 37 700 € HT (exemple pro).[3] À partir d’environ 48 565 € (prix du neuf listé, selon version).[8]
PTAC maxi (gamme) Jusqu’à 4,25 t selon versions.[3] Jusqu’à 5,5 t selon versions.[2]
Cabine “dernière génération” Approche plus simple, boîte automatique disponible selon versions.[3] « Next Level » : cockpit modernisé + MAN Media Van (10,4″ ou 12,9″).[2]
Électrique (autonomie WLTP, selon version) ë-Jumper : 110 kWh, jusqu’à 424 km WLTP sur certaines versions.[5] eTGE : 110 à 115 km WLTP (usage plutôt urbain).[9]
Remorque freinée (maxi, selon version) Jusqu’à 3 000 kg sur certaines versions.[5] De 2,0 à 3,5 t selon version.[2]

Note : prix, taxes, options, stock et remises peuvent changer vite. Prenez ces chiffres comme un repère, puis comparez deux devis sur la même mission (gabarit, PTAC, énergie, options).

Lecture mobile (cartes)

  • Prix d’entrée en France (repère)

    • Citroën Jumper : À partir de 37 700 € HT (exemple pro).[3]
    • MAN TGE : À partir d’environ 48 565 € (prix du neuf listé, selon version).[8]
  • PTAC maxi (gamme)

    • Citroën Jumper : Jusqu’à 4,25 t selon versions.[3]
    • MAN TGE : Jusqu’à 5,5 t selon versions.[2]
  • Cabine “dernière génération”

    • Citroën Jumper : Approche plus simple, boîte automatique disponible selon versions.[3]
    • MAN TGE : « Next Level » : cockpit modernisé + MAN Media Van (10,4″ ou 12,9″).[2]
  • Électrique (autonomie WLTP, selon version)

    • Citroën Jumper : ë-Jumper : 110 kWh, jusqu’à 424 km WLTP sur certaines versions.[5]
    • MAN TGE : eTGE : 110 à 115 km WLTP (usage plutôt urbain).[9]
  • Remorque freinée (maxi, selon version)

    • Citroën Jumper : Jusqu’à 3 000 kg sur certaines versions.[5]
    • MAN TGE : De 2,0 à 3,5 t selon version.[2]

Présentation

Citroën Jumper : grand utilitaire orienté volume, proposé en diesel et en version 100 % électrique sous le nom ë-Jumper.[3] [5]

MAN TGE : grand utilitaire MAN. La version Next Level (millésime 2025+) met l’accent sur la modernisation du cockpit et des aides à la conduite, avec des variantes annoncées jusqu’à 5,5 t de PTAC selon versions.[2]

Repère simple : le PTAC (poids total autorisé en charge) pèse sur le permis et certaines contraintes d’exploitation. En cas de doute, regardez la case F2 de la carte grise.

Différences clés

Prix d’achat

Si votre priorité est le prix d’entrée, le Jumper est souvent plus accessible : Citroën affiche un prix d’appel à 37 700 € HT (exemple pro).[3]

En face, L’Argus liste des versions de TGE neuves à partir d’environ 48 565 € (selon version).[8]

PTAC, permis, remorque

  • Jumper : jusqu’à 4,25 t selon versions.[3]
  • TGE : jusqu’à 5,5 t selon versions.[2]

Si vous êtes souvent à la limite de charge, l’écart de gamme peut faire basculer le choix. Mais dépasser le cadre “classique” implique des contraintes : dans ses tarifs, Citroën rappelle par exemple que le Jumper thermique en 4,25 t (N2) peut impliquer permis C, bridage à 90 km/h et contrôle technique annuel (et il faut traiter le sujet tachygraphe selon usage).[4]

En électrique, il existe des dérogations de masse liées aux batteries (article R312-4) et Citroën indique que certaines versions ë-Jumper 4,25 t peuvent rester conduisibles avec un permis B sous conditions d’homologation (à vérifier sur la case F2 de la carte grise). En règle générale, le permis B couvre les véhicules jusqu’à 3,5 t de PTAC.[6] [4] [10]

Côté remorque, le TGE peut monter jusqu’à 3,5 t (selon version), quand des fiches techniques Citroën donnent, selon versions, jusqu’à 3 000 kg pour un Jumper.[2] [5]

Cabine et techno

Le TGE Next Level est pensé comme un poste de travail moderne : MAN met en avant un tableau de bord redessiné, une instrumentation numérique et le système MAN Media Van (10,4″ ou 12,9″), avec selon versions des équipements comme Keyless Go, frein de stationnement électronique et USB‑C.[2]

Le Jumper reste plus “outil” : Citroën met en avant une radio DAB 5″ en dotation de base et une approche plus simple du poste de conduite.[3]

Aides à la conduite

Les deux peuvent être bien dotés selon finition, mais le TGE Next Level revendique une montée en série d’aides (freinage d’urgence, maintien actif dans la voie, détection de fatigue, information panneaux, assistance intelligente à la vitesse…).[2]

Côté Jumper, Citroën cite un pack sécurité incluant maintien dans la voie, freinage d’urgence avancé, assistance intelligente à la vitesse et alerte d’attention conducteur.[3]

Électrique

Si vous cherchez un grand utilitaire électrique “polyvalent”, l’écart est net : la fiche technique Citroën indique une batterie 110 kWh et une autonomie WLTP pouvant monter jusqu’à 424 km (cycle combiné) selon versions, avec recharge AC 22 kW et DC jusqu’à 150 kW (données constructeur).[5]

Chez MAN, l’offre électrique existe avec l’eTGE : MAN TopUsed rappelle une autonomie WLTP de 110 à 115 km (et une autonomie “réaliste” annoncée 120 à 130 km selon conditions).[9]

Service et immobilisation

Citroën met en avant le programme Citroën We Care pouvant aller jusqu’à 8 ans ou 160 000 km (selon conditions).[3]

MAN pousse une logique “fleet” : contrats de service pour fixer les coûts, gestion proactive des entretiens (ServiceCare S) et garantie de mobilité 2 ans sur le TGE (avec prolongation liée aux inspections dans le réseau, selon conditions).[7]

Coûts et usage

Diesel vs électrique

En diesel, votre coût au km dépend surtout de la charge et du parcours. Citroën donne, à titre d’exemple, une consommation mixte de 7,2 à 9,5 L/100 km pour le 140 ch (selon version).[3]

En électrique, le vrai sujet est la recharge (dépôt, borne rapide, temps d’arrêt). Sur ë-Jumper, Citroën annonce une recharge jusqu’à 22 kW en AC et 150 kW en DC selon fiche technique.[5]

Entretien et garanties

Pour budgéter, regardez l’intervalle d’entretien et la disponibilité atelier. Exemple côté Jumper (selon fiche technique) : vidange tous les 25 000 km ou 2 ans et révision tous les 50 000 km ou 2 ans sur certaines versions diesel.[5]

Côté MAN, si vous voulez lisser les coûts, l’approche passe souvent par des contrats de service (et, si besoin, des extensions commerciales) pour réduire les imprévus d’immobilisation.[7]

Conseil simple : faites une mini-simulation sur 36 mois avec votre kilométrage réel, vos tournées et votre charge utile “vraie”.

Risques et points bloquants

Quand le Jumper est une mauvaise idée

  • Vous voulez une cabine très moderne et un maximum d’équipements “dernière génération” (le TGE Next Level est plus cohérent).[2]
  • Vous avez besoin de versions très lourdes ou très spécialisées, au-delà de la gamme Jumper en PTAC.[2] [3]
  • Vous cherchez une logique “contrats de service + gestion de flotte” très structurée dans un réseau orienté véhicules industriels.[7]

Quand le TGE est une mauvaise idée

  • Votre priorité n°1 est le prix d’achat : à mission égale, le TGE est souvent plus cher au départ.[3] [8]
  • Vous voulez un utilitaire électrique avec une autonomie WLTP annoncée très supérieure : l’ë-Jumper est plus adapté que l’eTGE.[5] [9]
  • Vous n’exploiterez pas vraiment les “plus” (cockpit, options, services) : le surcoût peut être difficile à justifier.[2]

Changer d’avis

  • Stoppez les dépenses non transférables tant que le véhicule n’est pas validé (aménagement fixe, perçages inutiles).
  • Réutilisez ce qui se transfère : étagères modulaires, arrimage, habillage, tapis (les accessoires restent un levier simple pour limiter la casse).
  • En LLD/LOA/crédit-bail, regardez d’abord la sortie “naturelle” (fin de contrat) ou une reprise anticipée chiffrée.
  • Si le problème est l’énergie, faites un audit factuel : km/jour, recharge au dépôt, accès aux bornes, charge utile réelle, contraintes ZFE.
  • Si le problème est le PTAC, vérifiez carte grise, homologation et contraintes (permis, contrôles, vitesse) avant de monter en gamme.[4] [10]

Arbre de décision

  1. Budget d’achat en prioritéCitroën Jumper diesel.[3]
  2. Cabine la plus moderne + logique servicesMAN TGE Next Level.[2] [7]
  3. Électrique avec autonomie WLTP annoncée élevéeCitroën ë-Jumper.[5]
  4. Besoin de monter très haut en PTACMAN TGE (en acceptant les contraintes associées).[2] [10]

Conclusion

Pour un grand fourgon au meilleur prix, le Jumper reste souvent le choix le plus simple.[3] Pour une cabine plus moderne et des versions qui montent jusqu’à 5,5 t de PTAC, le TGE Next Level est plus cohérent.[2] Et si votre priorité est un utilitaire électrique avec une autonomie WLTP annoncée jusqu’à 424 km selon versions, l’ë-Jumper prend l’avantage.[5]

Le bon réflexe : faites chiffrer la même configuration (gabarit, PTAC, options) et validez permis/homologation avant de signer.

Questions fréquentes

Jumper ou TGE : lequel choisir pour une flotte de livraison ? — plus rationnel

Si l’objectif est de minimiser le coût par véhicule et de rester sur une configuration simple, le Jumper est souvent le choix le plus rationnel. Si vos conducteurs passent la journée au volant et que l’ergonomie pèse lourd, le TGE Next Level peut se justifier malgré le surcoût.[3] [2]

Quel permis faut-il pour conduire un Jumper ou un TGE ? — permis B

Le plus simple est de rester sur une configuration “permis B”. En règle générale, le permis B couvre les véhicules jusqu’à 3,5 t de PTAC. Dès que vous montez en PTAC, les règles changent (permis, vitesse, contrôle technique, tachygraphe selon usage). Vérifiez toujours la case F2 de la carte grise et l’homologation.[10] [4] [6]

Que signifie “MAN TGE Next Level” ? — millésime 2025

“Next Level” désigne l’évolution du TGE à partir du millésime 2025, avec une modernisation du cockpit et une montée en série d’aides à la conduite (selon version).[1] [2]

Le Citroën Jumper existe-t-il en boîte automatique ? — selon versions

Oui, Citroën indique que le Jumper est disponible avec une boîte automatique selon versions. Le TGE propose aussi une transmission automatique sur certaines configurations.[3] [2]

Quelle autonomie attendre d’un ë-Jumper ? — jusqu’à 424 km

Elle dépend du gabarit, de la charge et de la vitesse. Le WLTP sert de repère (Citroën annonce jusqu’à 424 km selon versions), mais en conditions réelles l’autonomie baisse : dimensionnez votre recharge avant de signer.[5]

L’eTGE est-il une alternative à l’ë-Jumper ? — trajets sont courts

Oui si vos trajets sont courts et très réguliers, avec une recharge facile. Si vous voulez un utilitaire électrique capable de journées plus longues sans stress, l’ë-Jumper est généralement plus simple à exploiter (autonomies WLTP annoncées très différentes).[9] [5]

Quel est le meilleur pour une transformation (atelier mobile, benne, caisse) ? — charge utile

Le bon choix est celui qui garde assez de charge utile une fois transformé. Avant de décider, faites chiffrer l’aménagement et vérifiez l’homologation (surtout si vous passez en N2) : c’est souvent là que se cachent les contraintes.[4]

Comment éviter de rouler en surcharge ? — gardez une marge

Pesez le véhicule une fois équipé (plein fait, conducteur, outillage, options), puis gardez une marge. La surcharge use vite pneus, freins et augmente la consommation, avec un risque en cas de contrôle ou d’accident.

Sources
  1. MAN Truck & Bus France — « Le MAN TGE nommé “Utilitaire durable de l’année 2026” » (18 février 2026)
  2. MAN — Brochure données techniques MAN TGE Next Level (2025) (PDF)
  3. Citroën France — Page modèle Jumper (tarifs/infos en ligne)
  4. Stellantis Media — « Tarifs gamme Citroën Jumper » (applicables au 02/03/2026) (PDF)
  5. Citroën France — Caractéristiques techniques Jumper & ë-Jumper (décembre 2025) (PDF)
  6. Légifrance — Code de la route, article R312-4 (dérogations de masse)
  7. MAN — Contrats de service (mentions sur garantie de mobilité TGE)
  8. L’Argus — « Man : prix du neuf » (liste de versions et prix)
  9. MAN TopUsed — Offre/infos eTGE (autonomie WLTP et indications d’usage)
  10. Service-Public.fr — « Quels véhicules peut-on conduire avec le permis B ? »

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